PSYCHOMOTRICITÉ

Le lien entre le corps et l’esprit.

Le lien à l’autre.

La psychomotricité s’est construite en s’appuyant sur les neurosciences, la physiologie, l’anatomie tout autant que sur la psychologie et la psychiatrie. Elle se situe à la croisée de ces disciplines. Sa spécificité réside dans l’attention portée aux liens entre les vécus corporels et psychiques.

Psychomotricien.ne est une profession paramédicale, reconnue par un diplôme d’état, de la même manière que les orthophonistes et kinésithérapeutes. Les compétences des psychomotricien.nes sont encadrées par le décret n°88-6559 du 6 mai 1988.

Les séances de psychomotricité s’adressent à toute personne, du bébé à la personne âgée.

Les demandes s’inscrivent sur un continuum allant d’une simple volonté d’introspection ou gêne quotidienne pour certain.es, à une souffrance, parfois profonde, et/ou des troubles plus sévères, pour d’autres.

Les motifs qui amènent à consulter sont variés :

Ils peuvent concerner directement le corps et la motricité : retard de développement, maladresse, troubles de l’équilibre, troubles de la coordination, tics, bégaiement, maladies, troubles liés au vieillissement, syndrome post-chute, troubles neurologiques, douleurs chroniques, accidents, handicap, etc.

Dans ces situations, le corps est atteint dans son intégrité et/ou sa gestualité.

Ils peuvent aussi concerner davantage les émotions, la relation aux autres, à soi ; la psyché : confiance en soi, anxiété, dépression, addictions, psychotraumatismes, difficultés relationnelles, troubles du comportement, période de vie compliquée, troubles psychosomatiques, épuisement professionnel / burn out, etc.

Passer par le corps permet de faire un pas de côté tout en allant explorer en profondeur. C’est aussi un moyen de chercher à établir des fondations solides et cultiver ses ressources internes.

— Pour certaines personnes, c’est le rapport au corps directement qui est à l’origine de la souffrance. C’est le cas, par exemple, pour les personnes souffrant de troubles du comportement alimentaire. Certaines personnes victimes de violences peuvent aussi témoigner d’un rapport au corps complexe et douloureux. Enfin, cela peut aussi concerner les personnes trans souffrant d’une dysphorie de genre.

Il existe beaucoup de parcours de vie, tous singuliers, dans lesquels le rapport au corps n’est pas serein et parfois la demande est « simplement » « d’apprendre à aimer son corps ».

— Enfin, notre corps est lui, toujours en mouvement. Il grandit, vit des étapes : la puberté, la grossesse, le vieillissement, etc.

Dans ces périodes  de sensibilité particulières, un besoin de réassurance et d’accompagnement peut s’exprimer. La séance de psychomotricité peut être un espace sécurisant pour cela.

« La psychomotricité est une pratique qui a pour repère principal de considérer le corps dans toute sa complexité : existentielle, expressive, émotionnelle, identitaire »