Le rythme des séances est le plus souvent 1 séance / semaine ou tous les 15 jours, mais cela peut varier, tout comme la durée de l’accompagnement.
Les séances se déroulent le plus souvent à mon cabinet, au sein d’un cabinet paramédical pluridisciplinaire (psychologue, orthophoniste, réflexologue, neuropsychologue, ostéopathe, diététicienne). Je peux me déplacer exceptionnellement à domicile et/ou sur les lieux de vie, pour des situations spécifiques.
Les premiers rendez-vous permettent de préciser la demande et se rencontrer. C’est aussi le temps du bilan psychomoteur, afin de dégager une première grille de compréhension, une première photographie de là où en est la personne dans son corps (motricité fine, motricité globale, rapport au temps, à l’espace, vécu corporel, rapport au corps, sensorialité, etc.). Cela permet de voir quelles sont les difficultés, mais aussi les ressources. Cette étape de compréhension de son fonctionnement peut être très intéressante pour apprendre à se connaître.
Après le bilan, les séances de psychomotricité s’articulent autour de médiations corporelles et des échanges. Les médiations utilisées peuvent être très diverses. Dans ma pratique, j’utilise particulièrement la relaxation, le chant, la danse, la musique, le dessin, l’argile, le toucher thérapeutique, les auto massages, des exercices de respiration.
Une séance de psychomotricité dure environ 40 minutes.
Le tarif d’une séance est de 47€ pour les séances de suivi et 50€ pour les séances de bilan. Si vous rencontrez des difficultés financières, nous pouvons en parler.
Si les psychomotriciens sont auxiliaires de la médecine, tout comme les kinésithérapeutes et les orthophonistes, à la différence de ceux-ci, les soins qu’ils procurent n’offrent pas encore de remboursement par la sécurité sociale.
Il existe des aides et/ou financement :
LES MUTUELLES
De plus en plus de mutuelles remboursent les séances de psychomotricité. Le mode de remboursement est différent suivant les mutuelles (certaines prennent en charge 50 % des frais, d’autres 10 séances…).
Si cela n’est pas indiqué dans votre contrat (souvent inclus dans le forfait bien être), renseignez-vous directement auprès de votre mutuelle.
Lorsque votre mutuelle ne rembourse pas la psychomotricité : toutes les mutuelles ont une commission de recours amiable pour les dépassements d’honoraires, pour les auxiliaires de la médecine comme pour les psychomotriciens.
Vous pouvez donc constituer un dossier de recours à adresser au service social ou à la commission des prestations sociales de votre mutuelle.
- Le dossier doit être constitué de :
- une lettre de demande d’aide exceptionnelle
- la prescription médicale du bilan psychomoteur et/ou de séances de psychomotricité
- les factures acquittées
- le devis des séances
Si le dossier est accepté, la mutuelle peut octroyer un forfait.
LES PRESTATIONS EXTRA LÉGALES DE LA CPAM
Il s’agit d’une aide à titre exceptionnel.
Il faut s’adresser au service social de sa mairie (CCAS) ou à un.e assistant.e social.e de la sécurité sociale. Ce n’est pas simple à obtenir mais l’assistant.e social.e vous apporte son aide pour monter ce « dossier d’aide pour prestation extra-legale ». Il est nécessaire de remplir certains critères, notamment les conditions de revenus et la demande doit être justifiée par un bilan dressant les difficultés.
Il est possible d’obtenir cette aide exceptionnelle sans relever de la MDPH mais un dossier en cours peut néanmoins faciliter son obtention.
LA MDPH
Le dossier MDPH ne concerne pas uniquement les personnes avec un handicap lourd. Le remboursement total ou partiel des soins constitue un droit pour les personnes présentant un handicap avéré et diagnostiqué (autisme, dyspraxie, trouble déficitaire de l’attention, etc.) par un médecin spécialisé (pédopsychiatre, neuropédiatre, etc.).
1. Pour les adultes bénéficiaires de la MDPH : la psychomotricité peut relever de la PCH et peut dans ce cas être prise en charge intégralement ou partiellement. Il faut faire le bilan dans un premier temps et l’envoyer à la MDPH pour demander la prise en charge. Lien utile pour les demandes PCH.
2. Pour les enfants et adolescents bénéficiaires de la MDPH : Un complément peut s’ajouter au montant de base de l’allocation (appelée AEEH – Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé). Le montant du complément dépend de 6 catégories, selon le taux d’incapacité de l’enfant et les incidences du handicap (par exemple la réduction du temps de travail d’un parent, un suivi hebdomadaire en rééducation…). Le règlement des séances restent à votre charge mais le versement mensuel de l’AEEH compensera ainsi les frais engagés lors des soins psychomoteurs.
Les dossiers MDPH sont longs et fastidieux. Vous pouvez être aidés par un.e assistant.e social.e d’un CCAS ou d’un espace départemental des solidarités.
CAISSES DE RETRAITE, COMITÉS D’ENTREPRISE
Ceux-ci peuvent participer par le biais d’aides financières, renseignez-vous auprès d’eux directement.
Pour toutes ces démarches, des documents sont souvent nécessaires : bilan, devis, facture. N’hésitez pas à m’en faire la demande.
